Sainte-Valérie

Date de création : 2002
Lieu des reliques : Eglise Saint-Michel des Lions
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Historique



Sainte Valérie est une vierge martyre.

Elle est la fille de Léocadius, gouverneur de Limoges et proconsul d’Aquitaine. Léocadius est au pouvoir sous le règne de l’empereur Caligula.
Martial est envoyé de Rome pour évangéliser les Gaules. A Limoges, il convertit Valérie au christianisme. Suite à cette conversion, Valérie fait vœux de virginité pour se livrer à une vie contemplative.

Mais le père de Valérie décède assez jeune et un nouveau gouverneur est nommé. Il s’appelle Julius Silanus (ou de façon plus légendaire, le Duc Étienne. Celui-ci veut épouser Valérie, mais elle refuse à cause de son vœu. Furieux, Silanus la condamne à la décollation.

Valérie est emmenée sur le lieu de son supplice par Hortarius, l’écuyer du Duc Etienne. En chemin, elle lui annonce qu’il mourra avant la fin de la journée.

La légende raconte qu’elle a ensuite porté sa tête à Saint Martial et l’a déposée à ses pieds. Hortarius est foudroyé. Martial le ressuscite et le Duc Étienne se convertit. 

Les reliques de sainte-Valérie

Les reliques de sainte Valérie sont probablement arrivées à Chambon -sur-Voueize en Creuse au cours du 10e
 siècle (peut être en 985). Aujourd’hui, il ne reste que des parties infimes de la sainte dans le reliquaire.

La cathédrale de Limoges possède trois reliques de sainte Valérie:
  • sa mâchoire inférieure
  • un grand linge que la tradition appelle « chemise de sainte Valérie»
  • sa ceinture.
Les deux premières reliques étaient conservées dans cette église de temps immémorial.

Un inventaire du trésor, dressé en l’an 1365 et publié par le P. Bonaventure, en fait mention. En 1438, le roi Charles VII, passant par Limoges, visita l’église de Saint -Étienne et y vénéra ces deux reliques.

Le P. Bonaventure témoigne que, de son temps, ces deux reliques se trouvaient à la cathédrale. Il déclare «il y a …la chemise de sainte Valérie, chère disciple de saint Martial et promartyre des Gaules. On y voit quelques taches de sang presque effacées qui y restent encore. Elle est de toile de coton et marque son antiquité. Il y a aussi deux os de la même sainte».

L’inventaire des reliques, fait au siècle dernier, s’exprime ainsi, à propos des reliques de la cathédrale: «dans la tête d’argent sont les mâchoires de sainte Valérie; plus, dans un coffret émaillé, la chemise de la même sainte, faite de toile de coton, ou paraît du sang».

Quand à la ceinture de sainte Valérie, elle provient de l’abbaye de Saint -Martial: «sa ceinture (de sainte Valérie) où sont ses armes sur une des boucles d’argent».

Ces trois reliques furent sauvées du naufrage révolutionnaire par des personnes pieuses qui les déposèrent entre les mains de Monseigneur du Bourg. On avait coupé en deux la ceinture sainte Valérie pour enlever «les garnitures d’argent». Après enquête et ayant reconnu l’identité de ces reliques, Monseigneur du Bourg les fit transférer à la cathédrale de Limoges et permit de les exposer à la vénération des fidèles (novembre 1803).

En 1172, Richard Cœur de Lion a été couronné Duc d’Aquitaine à la Cathédrale, parmi les insignes de son pouvoir de duc, il reçoit l’anneau de sainte Valérie.

Il existait autrefois les demoiselles de sainte Valérie, depuis 2002 une confrérie de femmes
a été crée, La Confrérie de sainte Valérie.