Les confréries de Limoges

Les confréries sont des associations religieuses de fidèles. Elles sont presque toutes aujourd'hui, en Limousin et Charente limousine, des confréries de saints. Elles ont pour mission d'entretenir leur culte, de veiller sur leurs reliques, de développer l'entraide entre leurs membres et l'assistance envers autrui. Dans les paroisses ostensionnaires où elles sont présentes, elles prennent en charge l'organisation et le déroulement des ostensions, conjointement avec le clergé.  
On trouve trace des premières confréries à la fin du XIIe siècle. Elles ont été nombreuses au Moyen Age et à l'époque moderne, implantées dans beaucoup de paroisses urbaines et rurales : confréries vouées à la Vierge, au Saint-Sacrement, à des saints locaux, confréries de Pénitents, de métier, … Supprimées à la Révolution, beaucoup se sont reconstituées ensuite ou on été créées au XIXe siècle. Aujourd'hui elles ont presque toutes disparu.  A Limoges les Pénitents ont cessé de paraître dans les processions des ostensions dans les années 1860. On compte aujourd'hui    12   confréries vouées à des saints dont les reliques sont vénérées au cours des ostensions. Près de la moitié sont de création récente.
A Limoges on en compte six, en incluant cette de saint Fiacre, patron des jardiniers, active à  nouveau depuis 2010, mais ne possédant aucune relique de son saint patron. Les premières traces de ces confréries, ou les dates connues de création, désignent celles vouées aux premiers évêques de Limoges comme les plus anciennes. Celle de saint-Loup, seizième successeur de saint Martial, mort en 632, fut fondée en 1153 ; celle de saint Aurélien, successeur de saint Martial, fut fondée vers 1315. Les premiers statuts connus de la Grande Confrérie de saint Martial, premier évêque de Limoges, vers l'an 300, sont de 1356. Celle-ci fut reconstituée en 1806, à l'occasion de la reprise des ostensions après la Révolution et fonda en 1823 la confrérie des Porteurs de la châsse de saint Martial. Plus récente, la confrérie de sainte Valérie, vierge et martyre, contemporaine de saint Martial, dont les reliques sont conservées à la cathédrale et à Chambon-sur-Voueize, a été fondée en 2002.